C’est beau la Gamescom tout de même, surtout lorsqu’on se retrouve face à des gens passionnés et intéressants. Ma première rencontre de cette édition 2026 m’aura donc superbement bien lancé puisque j’ai eu la chance de voir un projet qui a du charme, énormément de charme, avec Ghost Haunted, un point’n’click développé par un studio plutôt habitué à la production cinématographique.

Ghost Haunted est donc un point’n’click qui se veut être une déclaration d’amour aux années 90 portée par un pixel art d’une finesse rare qui donne envie de mettre le jeu sur pause juste pour admirer un décor. On y incarne Gigi, une enfant curieuse, de celles qui ouvrent les portes qu’on leur interdit d’ouvrir avec bonhommie. Ses parents, occupés ailleurs, peinent à se connecter vraiment à elle et sa grand-mère, en revanche, celle-là même à qui elle vouait un attachement immense, vient de disparaître. Gigi est donc confrontée, pour la première fois de sa jeune existence, à cette chose immense et incompréhensible qu’est la mort. Mais balayez de votre esprit l’idée qu’il s’agit d’un jeu terne aux thématiques sombres. Ghost Haunted se veut drôle, coloré et invite à la curiosité comme pour rappeler que l’on peut parler de choses graves sans se prendre au sérieux en permanence.
C’est dans la maison des grands-parents de Gigi que tout commence à basculer. Des secrets tapis dans les recoins, des choses bizarres qui n’ont rien à faire là, des monstres qui n’attendaient qu’elle, un démon qui lui parle sans qu’on sache encore bien pourquoi. Gigi, elle, n’a qu’une idée en tête : partir à la recherche de sa grand-mère, quitte à aller la chercher là où vivent les morts. Le tout se déploie comme un puzzle aventure, inspiré d’une région proche de Cologne, où chaque élément est crafté à la main avec un soin qui sent bon les productions artisanales d’une autre époque. Tout, dans Ghost Haunted, semble tout droit sorti des années 90 mais avec un véritable feeling de 2026 et une modernité ajustée en témoigne l’idée de point à dépenser pour trouver une solution à une énigme et ne pas sentir la frustration grandir. Bref, un jeu qui parle de deuil sans misérabilisme, d’enfance sans mièvrerie, et qui, à en juger par ce premier aperçu, mérite qu’on garde un œil dessus.