Un des sentiments qui parcouraient les couloirs illuminés de cette Gamescom 2026 est que la Pologne se positionne de plus en plus comme l’acteur majeur européen du jeu vidéo. Son imposant stand dans les halls publics faisait écho à celui de la Business Area. Rouge pétant et éclairant tout visage indéniablement attiré par sa lumière vivace tels des papillons de nuit incapables de se détourner de cet appel grandiloquent, les murs de CD Projekt ont ravivé la flamme et la ferveur autour de sa licence phare, The Witcher.

On va manger du Witcher, et ce n’est pas moi qui vous le dis mais bel et bien CD Projekt. Trois projets répartis sur trois ans avec au pinacle The Witcher 4 (2028), voilà le programme qui nous attend. Mais avant d’en arriver là, examinons ce qui va grignoter nos cerveaux et très certainement une partie de nos vies. Tout d’abord, CD Projekt va remasteriser The Witcher 3 : Wild Hunt (2015) et lui offrir une jolie cure de jeunesse. Retouches graphiques, corrections, ajouts, interface améliorée, performances optimisées, compétences restructurées, combats fluidifiés, bref que des trucs en “er” qui font plaisir. Et comme du côté de la Pologne, on s’est dit que ce n’était pas suffisant, ce remaster s’accompagne de ses deux extensions, Hearts of Stone et Blood and Wine, de quoi déjà s’occuper largement et replonger tête baissée dans le jeu de l’année 2015. Mais, comme ce n’est pas encore assez, sachez qu’il sera gratuit pour tous les possesseurs de The Witcher 3 : Wild Hunt et disponible le 29 septembre. On salue le beau geste, c’est assez rare pour le noter.
Dans une année, sans date précise encore, CD Projekt proposera une troisième extension intitulée The Witcher 3: Wild Hunt, Songs of the Past. C’est cela que j’ai pu découvrir une fois les murs rouges passés. Au cœur du stand, un petit cinéma d’une trentaine de places installé pour l’occasion et surmonté d’un très large écran nous montre les prémices de cette nouvelle extension. Durant 45 minutes, le présentateur s’échine à nous faire vivre et découvrir ce nouvel opus. Basée sur la version remasterisée, Songs of the Past est indéniablement belle. Captivante, fascinante, parfois magique, véritable sorcellerie, l’extension nous offre de sublimes visuels et nous plonge dans le passé de notre fidèle ami, Jaskier (Dandelion). Accompagnés de sa cousine Lilla, nous partons à sa recherche dans une toute nouvelle région appelée Letten, située au nord de la Rédanie. Une contrée qui a pour contraste de terribles secrets et un lourd passé à découvrir. Se détachant pour la première fois des livres d’Andrzej Sapkowski et co-développée par un autre studio polonais, Fool’s Theory, Songs of the Past se veut dans la lignée de son illustre prédécesseur tout en continuant à offrir de nouvelles mécaniques : nouveau bestiaire mais aussi nouvelle arme à distance sous la forme d’une chaîne crochetée autour du bras de Geralt qui va lui servir à déstabiliser les ennemis, les attirer à soi ou les contrôler.
Sans connaître encore les possibles liens avec The Witcher 4, cette extension et l’idée surtout de découvrir une histoire originale promettent fortement. Et puis mince, c’est beau et je ne comprends toujours pas comment ils ont réussi à faire cela avec un jeu de 2015. De la sorcellerie, vous dis-je !